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Titre : Naufrage
Auteur : Gilbert BORDES
Année de parution : 2019
Editeur : Belfond
Pages : 360
Présentation de l'éditeur :
À des milliers de kilomètres, au milieu de l’Atlantique Sud, huit adolescents découvrent, hagards, l’état catastrophique de leur embarcation après la terrible tempête qu’ils ont subie. Celle-ci a emporté un de leurs camarades et les deux moniteurs qui les accompagnaient. Alix, Chloé, Constance, Julie, Mathis, Thibault, Valentin et Victor sont les survivants. Mais pour combien de temps ?
Sur leur navire à la dérive, avec les étoiles pour seuls repères, les huit apprentis navigateurs comprennent que, pour s’en sortir, ils doivent s’organiser et, surtout, rester soudés. Mais, devant l’immensité de l’océan, le passé de chacun resurgit peu à peu, mettant en péril la cohésion du groupe. Des rivalités se dessinent et les personnalités se dévoilent…
Gilbert Bordes signe un roman d’aventures et d’apprentissage époustouflant à travers le magnifique portrait de ces adolescents coupés du monde.
Le mot de l'éditeur sur l'auteur :
Peut-on encore aujourd’hui se retrouver aussi seuls et perdus en mer que les navigateurs d’antan ? L’histoire de Robinson Crusoé pourrait-elle avoir lieu de nos jours ? Et l’homme moderne est -il vraiment mieux armé que ses ancêtres pour survivre seul, dans un milieu naturel inhospitalier ? Autant de questions posées par ce livre, qui pourraient d’ailleurs se prolonger par : serions-nous toujours capables de nous débrouiller sans le confort et la technologie actuels, nous dont l’existence de plus en plus hors-sol nous affranchit peu à peu d’un certain nombre de contingences naturelles ?
Gilbert Bordes aime interroger les plus jeunes générations sur cette dernière question : déjà dans Elle voulait voir la mer, des adolescents se trouvaient livrés à eux-mêmes et contraints de lutter pour leur survie en abandonnant leurs acquis. Chaque fois, l’auteur manifeste comme un regret de voir notre société de plus en plus virtuelle s’éloigner peu à peu de la simplicité et de l’authenticité d’une vie proche de la nature. Parmi ses personnages, ce sont toujours les plus modestes, les plus éprouvés et les plus « campagnards » qui tirent le mieux leur épingle du jeu, car mieux capables de s’adapter et moins éloignés des essentiels.
Dans Naufrage, les huit personnages sont contraints de repousser leurs limites et de sortir de la zone de confort des habituels faux-semblants. Nul doute que s’ils sortent de telles épreuves, ils en seront transformés, bien décidés à prendre leur destin en main et à ne rien concéder de ce qui leur est le plus essentiel.
Contée de manière fluide et agréable, dans un enchaînement d’évènements plutôt crédibles, cette aventure maritime se lit avec curiosité, et, si j’imaginais aisément Elle voulait voir la mer en téléfilm pour toute la famille, cette fois, c’est en feuilleton télévisé, maintenant le suspense entre chaque bref épisode, que je n’ai aucun mal à imaginer Naufrage.
Merci, Gilbert, pour votre confiance renouvelée. Ne manque même pas, dans votre histoire, l’allusion à la fabrication de violons et de violoncelles qui vous tient tant à coeur.












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