jeudi 30 avril 2026

Critique : "L'île sans nom" de Gilbert Bordes | Lectures de Cannetille

 

Couverture du roman "L'île sans nom" de Gilbert Bordes


 

J'ai aimé

 

Titre : L'île sans nom

Auteur : Gilbert BORDES

Parution : 2026 (Presses de La Cité)

Pages : 288

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur : 

1858, dans la région de Dieppe. Le jeune Hervé, employé de ferme, ne rêve que du grand large. Il se rend souvent au port d'où de fiers trois-mâts partent pêcher la morue dans les eaux glacées et tempétueuses de l'Atlantique Nord.
Un soir, déambulant le long du quai, il sauve un vieux marin de la noyade. Le rescapé lui confie un secret : l'existence d'une île mystérieuse qui recèlerait un trésor.
La proposition d'embauche du capitaine du Matamore en partance pour Terre-Neuve va sceller le destin d'Hervé. Enfin l'aventure !
À bord, les conditions de vie sont rudes, la pêche difficile, mais la solidarité un peu fruste des marins permet d'affronter tous les dangers. Jusqu'à ce jour de tempête où le jeune homme, porté disparu, va s'échouer sur une île...

Un roman initiatique entre mystère, intrigues et vengeance, où souffle un puissant air marin.

 

 

Le mot de l'éditeur sur l'auteur :   

Né en 1948, à Tulle, en Corrèze, Gilbert Bordes a été instituteur puis journaliste. Aujourd'hui, il se consacre à ses deux passions : la lutherie et l'écriture. Membre de l'Ecole de Brive, il est l'auteur de plus d'une cinquantaine de romans régionaux et historiques. Il a obtenu le prix RTL Grand Public pour La Nuit des hulottes et le prix Maison de la Presse pour Le Porteur de destins. Grand amoureux de la nature, il a notamment publié La Garçonne, Chante, rossignol, Le Testament d'Adrien, Tête de lune, Ceux d'en haut, Docteur Mouche et La Malédiction de Pauillac aux Presses de la Cité.

 

 

Avis :   

Fidèle à son écriture ancrée dans l’histoire et la nature, Gilbert Bordes signe un nouveau récit d’aventure où un jeune marin se retrouve isolé sur une terre inconnue au milieu du XIXᵉ siècle. Cette île sans nom concentre à la fois le mystère du monde maritime et les épreuves caractéristiques des parcours initiatiques que l’auteur affectionne.

Hervé, adolescent normand animé par le désir de prendre la mer, embarque à bord d’un trois‑mâts en partance pour Terre‑Neuve. Sa découverte des rudes conditions de pêche en Atlantique Nord s’interrompt brutalement lorsque, tombé en mer et réputé perdu lors d’une tempête, il échoue sur une île déserte, rendue inaccessible à la navigation par les brumes et les courants qui en cernent les abords. Commence alors un récit de survie où l’ingéniosité, la peur et l’espoir se mêlent, et où la solitude n’exclut pas les rencontres inattendues. 

Un jeune héros projeté trop tôt dans l’adversité, une nature souveraine qui impose ses lois et un espace clos où les personnages se révèlent autant qu’ils se transforment : on retrouve ici plusieurs motifs chers à Gilbert Bordes, qui confèrent au roman une tonalité immédiatement reconnaissable. Certes, l’intrigue s’autorise quelques facilités et repose sur des coïncidences pour le moins improbables, mais une fois ces libertés acceptées, on se laisse volontiers captiver par le talent de conteur de l’auteur, son écriture sensible aux paysages, son sens du rythme et de la tension, et l’humanité profonde qui rend le parcours d’Hervé aussi touchant que prenant.

Sans renouveler en profondeur l’univers de Gilbert Bordes, L’Île sans nom en propose une variation maritime qui exploite un décor neuf et fortement dépaysant. Le roman s’adresse avant tout aux lecteurs sensibles aux récits d’aventure et d’apprentissage, ceux qui préfèrent se laisser emporter par une histoire plutôt que la questionner. Grâce à son écriture fluide, à la précision de ses descriptions et à la manière dont il conjugue tension extérieure et progression du personnage, l’écrivain livre une aventure accessible et immersive, qui séduira autant les fidèles de son oeuvre que ceux qui la découvrent. (3/5)

 

 

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