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Titre : Le silence de la neige
Auteur : Gilbert BORDES
Parution : 2026 (XO)
Pages : 288
Accès au livre : ISBN 9782386930393
en librairie
Présentation de l'éditeur :
Août 2015. Quelque part en Alaska. Ils sont neuf. Sept étudiants et deux enfants. Rescapés d’un accident d’avion. Perdus dans les montagnes proches du Yukon, sans rien pour survivre. Sans rien pour attendre des secours qui n’arrivent pas.
Ils devaient participer à un voyage d’étude sur la nature. Les voilà aux prises avec l’immensité sauvage d’une terre rarement foulée par l’homme. Loin de toute trace de civilisation. En proie au froid et à la faim. Livrés à la peur et aux instincts les plus primaires. Parviendront-ils à rester unis dans le silence de la neige ?
Gilbert Bordes nous plonge dans un huis clos étouffant où l’immensité de la nature devient une prison pour nous qui ne savons plus y vivre. Une histoire de survie, profondément humaine.
Ils devaient participer à un voyage d’étude sur la nature. Les voilà aux prises avec l’immensité sauvage d’une terre rarement foulée par l’homme. Loin de toute trace de civilisation. En proie au froid et à la faim. Livrés à la peur et aux instincts les plus primaires. Parviendront-ils à rester unis dans le silence de la neige ?
Gilbert Bordes nous plonge dans un huis clos étouffant où l’immensité de la nature devient une prison pour nous qui ne savons plus y vivre. Une histoire de survie, profondément humaine.
Le mot de l'éditeur sur l'auteur :
Gilbert Bordes a d’abord été instituteur puis journaliste avant de se consacrer à l’écriture. Romancier des situations contemporaines, avec notamment la Nuit des Hulottes (Prix RTL grand public 1991), il s’est aussi révélé un grand romancier de l’Histoire avec le Porteur de Destins (Prix des Maisons de la Presse 1992), les Frères du Diable et Lydia de Malemort. La Peste noire est son premier roman publié chez XO.
Avis :
Déjà dans Naufrage, Gilbert Bordes délaissait le roman du terroir pour l’expérience extrême d’un groupe d’adolescents, contraints par un accident en pleine mer à lutter pour leur survie contre les éléments déchaînés. Ils sont cette fois sept jeunes gens et deux enfants à se retrouver isolés dans une nature hostile par le crash de leur petit avion quelque part en Alaska. L’appareil désormais au fond d’un lac avec leurs bagages, ils n’ont qu’eux-mêmes pour faire face à une épreuve que la défectuosité de leur balise de secours risque de prolonger dangereusement.
Ils sont donc une poignée de purs citadins, brusquement ramenés comme au temps de la préhistoire, sans outils ni feu ni vêtements adaptés, seuls dans un milieu qui, entre contrastes climatiques et faune prédatrice, ne pardonne aucune erreur. L’automne s’annonce et, avec lui, les premières neiges. Le groupe découvre combien la vie est rude et fragile loin du confort moderne. Dépouillés de tout ce qui matelassait leur quotidien sans plus même qu’ils y prêtassent attention, confrontés à la peur, au froid et à la faim, les voilà ramenés à l’exclusive tyrannie de leurs besoins physiologiques, dans une tension favorisant autant les rapprochements que les frictions. Dans leur situation, le moral compte autant que la débrouillardise, et d’accidents en conflits et accès de terreur, leur solidarité dans l’épreuve restera leur principal atout face aux ombres de la folie et de la mort.
Conte autant que récit de survie, tant, ne cultivant qui plus est que fort peu l’hyper-réalisme, l’écriture de Gilbert Bordes ne sombre jamais dans l’âpre ni le noir, ce parfait roman pour la jeunesse ne fera sans doute ni trembler ni pleurer pour de bon. L’on préférera sourire de connivence avec l’auteur, reconnaissant au passage un clin d’oeil presque incongru à sa passion pour la lutherie, et surtout sa nostalgie face à un monde contemporain de plus en plus déconnecté des réalités physiques et naturelles – lui-même aime à dire « hors-sol » –, oublieux des interdépendances de chacun avec le grand « tout » de la vie et de la mort, et favorisant un égocentrisme à la vue courte. Les survivants de cette histoire en sortiront quant à eux transformés, bien décidés à vivre désormais autrement cette existence dont ils auront périlleusement réalisé tout le prix. Faute d’un impact aussi fort sur le lecteur, libre à lui de réfléchir à son tour. (3/5)
Ils sont donc une poignée de purs citadins, brusquement ramenés comme au temps de la préhistoire, sans outils ni feu ni vêtements adaptés, seuls dans un milieu qui, entre contrastes climatiques et faune prédatrice, ne pardonne aucune erreur. L’automne s’annonce et, avec lui, les premières neiges. Le groupe découvre combien la vie est rude et fragile loin du confort moderne. Dépouillés de tout ce qui matelassait leur quotidien sans plus même qu’ils y prêtassent attention, confrontés à la peur, au froid et à la faim, les voilà ramenés à l’exclusive tyrannie de leurs besoins physiologiques, dans une tension favorisant autant les rapprochements que les frictions. Dans leur situation, le moral compte autant que la débrouillardise, et d’accidents en conflits et accès de terreur, leur solidarité dans l’épreuve restera leur principal atout face aux ombres de la folie et de la mort.
Conte autant que récit de survie, tant, ne cultivant qui plus est que fort peu l’hyper-réalisme, l’écriture de Gilbert Bordes ne sombre jamais dans l’âpre ni le noir, ce parfait roman pour la jeunesse ne fera sans doute ni trembler ni pleurer pour de bon. L’on préférera sourire de connivence avec l’auteur, reconnaissant au passage un clin d’oeil presque incongru à sa passion pour la lutherie, et surtout sa nostalgie face à un monde contemporain de plus en plus déconnecté des réalités physiques et naturelles – lui-même aime à dire « hors-sol » –, oublieux des interdépendances de chacun avec le grand « tout » de la vie et de la mort, et favorisant un égocentrisme à la vue courte. Les survivants de cette histoire en sortiront quant à eux transformés, bien décidés à vivre désormais autrement cette existence dont ils auront périlleusement réalisé tout le prix. Faute d’un impact aussi fort sur le lecteur, libre à lui de réfléchir à son tour. (3/5)
Citation :
Dieu ne joue pas aux dés. (A. Einstein)





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