J'ai beaucoup aimé
Titre : Maypops
Auteur : Didier DECOIN
Parution : 2026 (Stock)
Pages : 408
Accès au livre : ISBN 9782234096479
en librairie
Présentation de l'éditeur :
Ce roman s’inspire d’une histoire vraie.
Un soir de mars 1944 en Caroline du Sud, État ségrégationniste alors sous l’emprise du Ku Klux Klan, deux petites filles blanches prennent leur vélo pour aller cueillir des maypops, une variété de passiflore aux couleurs éclatantes. On retrouvera leurs corps sans vie dans un marécage d’eau croupie. Georges Stinney Jr., un jeune Noir de quatorze ans, a eu le malheur d’être le dernier à leur adresser la parole. Le garçon est accusé, condamné sans preuves après un simulacre de procès et exécuté deux mois plus tard sur la chaise électrique. Soixante-dix ans après, le procès sera réouvert.
Didier Decoin, que les faits divers ont toujours inspiré, nous emmène à la suite de la juge Lucy Mc Gillish, chargée d’étudier la révision éventuelle du jugement, et de son greffier noir, Goliath, dans la ville d’Alcolu où l’odeur des marais prend à la gorge. Qui a tué les deux innocentes fillettes ? Qui avait intérêt à juger en toute hâte l’enfant d’une famille pauvre ? Voluptueuse et imagée, la langue du romancier nous transporte du paradis des maypops à l’enfer du petit George.
Un soir de mars 1944 en Caroline du Sud, État ségrégationniste alors sous l’emprise du Ku Klux Klan, deux petites filles blanches prennent leur vélo pour aller cueillir des maypops, une variété de passiflore aux couleurs éclatantes. On retrouvera leurs corps sans vie dans un marécage d’eau croupie. Georges Stinney Jr., un jeune Noir de quatorze ans, a eu le malheur d’être le dernier à leur adresser la parole. Le garçon est accusé, condamné sans preuves après un simulacre de procès et exécuté deux mois plus tard sur la chaise électrique. Soixante-dix ans après, le procès sera réouvert.
Didier Decoin, que les faits divers ont toujours inspiré, nous emmène à la suite de la juge Lucy Mc Gillish, chargée d’étudier la révision éventuelle du jugement, et de son greffier noir, Goliath, dans la ville d’Alcolu où l’odeur des marais prend à la gorge. Qui a tué les deux innocentes fillettes ? Qui avait intérêt à juger en toute hâte l’enfant d’une famille pauvre ? Voluptueuse et imagée, la langue du romancier nous transporte du paradis des maypops à l’enfer du petit George.
Le mot de l'éditeur sur l'auteur :
Avis :
En 1944, en bordure d’une petite ville de Caroline du Sud sous l’influence du Ku Klux Klan, deux fillettes, Betty June et Mary Emma, sont retrouvées assassinées après être parties cueillir des maypops. Dans l’empressement à préserver l’ordre social blanc, préjugés raciaux et besoin d’un coupable immédiat conduisent à l’arrestation sans preuve de George Stinney, un garçon noir de quatorze ans, jugé en quelques minutes puis exécuté sur une chaise électrique trop grande pour lui. Soixante-dix ans plus tard, la réouverture du dossier offre à la juge Lucy McGillish et à son greffier l’occasion de revisiter les faits et de rendre justice à un enfant sacrifié par la ségrégation.
Le regard contemporain de la magistrate et de son auxiliaire noir suffisant à la charge critique du roman, c’est avec la plus grande sobriété, mais aussi une implacable précision, que la narration laisse faits et comportements parler d’eux-mêmes. Le récit dépeint d'abord la lâcheté d’une communauté ordinaire, prompte à se rallier à un coupable commodément sans défense pour mieux détourner les yeux du vrai et embarrassant responsable. Puis, la froide et mécanique procédure administrative s’étant chargée de dédouaner chacun de ses derniers scrupules, l’on assiste horrifié aux atroces bégaiements d’une exécution dont - quel plus terrible plaidoyer contre la peine de mort ? - aucun détail ne nous est épargné.
De la touffeur des paysages à l’étroitesse de la ville et des mentalités, les regards qui s’évitent ou s’acharnent achèvent de rendre irrespirable ce huis clos prêt à tout pour protéger son ordre social. Pourtant, parce qu’il réhabilite George et les siens, le livre conserve une certaine lumière, provenant à la fois de la réparation morale posthume et de cette plaidoirie implicite pour une justice plus équitable et non plus assassine. (4/5)



