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Titre : Les amants du Vercors
Auteur : Jessica L. NELSON
Parution : 2026 (Albin Michel)
Pages : 336
Accès au livre : ISBN 9782226494184
en librairie
Présentation de l'éditeur :
Marc, Marie et Louis ont partagé leur enfance dans les montagnes du Vercors. Le petit berger passionné par les étoiles, le fou de spéléologie et la future guérisseuse forment un trio lumineux. On se jure fidélité, on éprouve les premières émotions… Puis chacun se sépare. Jusqu’à ce printemps 1943.
Le Vercors est alors une terre de refuge pour les juifs, les réfractaires du STO et les rebelles de tous horizons. Marc a pour mission de les accueillir ; Marie les soigne ; Louis devient chef de maquis. Unis dans une lutte inégale face à l’ennemi, ils devront aussi affronter leurs secrets et leurs sentiments.
Le roman de Jessica L. Nelson raconte la folie et la cruauté des hommes, mais aussi l’amitié, le désir, le courage et le sacrifice. Vibrante évocation de l’un des plus hauts lieux de la Résistance française, Les Amants du Vercors est un hommage à ceux qui ont payé de leur vie et de leur jeunesse le prix de la liberté.
Le Vercors est alors une terre de refuge pour les juifs, les réfractaires du STO et les rebelles de tous horizons. Marc a pour mission de les accueillir ; Marie les soigne ; Louis devient chef de maquis. Unis dans une lutte inégale face à l’ennemi, ils devront aussi affronter leurs secrets et leurs sentiments.
Le roman de Jessica L. Nelson raconte la folie et la cruauté des hommes, mais aussi l’amitié, le désir, le courage et le sacrifice. Vibrante évocation de l’un des plus hauts lieux de la Résistance française, Les Amants du Vercors est un hommage à ceux qui ont payé de leur vie et de leur jeunesse le prix de la liberté.
Le mot de l'éditeur sur l'auteur :
Jessica Nelson a été conseillère littéraire pour l’émission Vol de nuit, rédactrice en chef de Au Field de la nuit et chroniqueuse dans Au fil des mots. Elle est aujourd’hui critique littéraire à Point de Vue. Elle est aussi cofondatrice du Prix de la Closerie des Lilas et des éditions des Saints Pères. Brillant comme une larme est son quatrième roman.Avis :
S’inspirant de l’histoire amoureuse de sa grand-mère, Jessica L. Nelson rend un hommage vibrant aux Résistants du Vercors, fantômes qui hantent la terre de son enfance.
La vie a séparé Marc, Louis et Marie, que des liens tendres unissaient depuis leur plus jeune âge passé à Lys-le-Haut, petit village sur les hauteurs de Romans-sur-Isère. Il ne faudra pas moins que les années terribles de la Seconde Guerre Mondiale pour rassembler à nouveau leur trio, plus que jamais en proie aux déchirements amoureux, cette fois au plus près de la lutte qui, de la ferveur des premiers engagements à la terreur des combats, va mener les Maquisards du Vercors au drame de la grotte de La Luire.
Basculant de l’innocence de l’enfance à la noirceur de la guerre, la romancière mêle ses trois héros de fiction aux vraies figures de la Résistance, dans un récit incarné et méticuleusement documenté. Depuis l’accueil des premiers réfugiés juifs et l’organisation du maquis jusqu’à son écrasement sanglant par l’armée allemande en 1944, la narration se trempe, quant à sa partie historique, d’un réalisme qui doit aussi beaucoup à la présence prégnante de la montagne, terre de liberté, à la fois forteresse protectrice et funeste souricière. Cela ne rend que plus regrettable la place prise par la romance qui, sentimentalisant la tragédie, amollit la tension dramatique et affaiblit encore, sur ce versant du livre, une crédibilité déjà entamée par le manque de naturel des échanges entre les personnages enfants. D’une maturité et d’une grandiloquence poétique inadaptées à leur âge, leurs répliques trahissent trop la voix de l’adulte pour convaincre. Quelques maladresses syntaxiques émaillent en outre le texte et renforcent le sentiment de déception laissé par un roman pourtant distingué par deux prix littéraires.
Sans même le comparer à Pour qui sonne le glas, auquel sa thématique fait inévitablement penser, l'on achève cette lecture assez désappointé, malgré la sincérité d'un hommage porté par un attachement profond au Vercors et à celles et ceux qui y combattirent. (3/5)
La vie a séparé Marc, Louis et Marie, que des liens tendres unissaient depuis leur plus jeune âge passé à Lys-le-Haut, petit village sur les hauteurs de Romans-sur-Isère. Il ne faudra pas moins que les années terribles de la Seconde Guerre Mondiale pour rassembler à nouveau leur trio, plus que jamais en proie aux déchirements amoureux, cette fois au plus près de la lutte qui, de la ferveur des premiers engagements à la terreur des combats, va mener les Maquisards du Vercors au drame de la grotte de La Luire.
Basculant de l’innocence de l’enfance à la noirceur de la guerre, la romancière mêle ses trois héros de fiction aux vraies figures de la Résistance, dans un récit incarné et méticuleusement documenté. Depuis l’accueil des premiers réfugiés juifs et l’organisation du maquis jusqu’à son écrasement sanglant par l’armée allemande en 1944, la narration se trempe, quant à sa partie historique, d’un réalisme qui doit aussi beaucoup à la présence prégnante de la montagne, terre de liberté, à la fois forteresse protectrice et funeste souricière. Cela ne rend que plus regrettable la place prise par la romance qui, sentimentalisant la tragédie, amollit la tension dramatique et affaiblit encore, sur ce versant du livre, une crédibilité déjà entamée par le manque de naturel des échanges entre les personnages enfants. D’une maturité et d’une grandiloquence poétique inadaptées à leur âge, leurs répliques trahissent trop la voix de l’adulte pour convaincre. Quelques maladresses syntaxiques émaillent en outre le texte et renforcent le sentiment de déception laissé par un roman pourtant distingué par deux prix littéraires.
Sans même le comparer à Pour qui sonne le glas, auquel sa thématique fait inévitablement penser, l'on achève cette lecture assez désappointé, malgré la sincérité d'un hommage porté par un attachement profond au Vercors et à celles et ceux qui y combattirent. (3/5)
Citations :
Un jour de mars 1941, alors que les deux hommes abattaient un noyer mort de la propriété, Dalloz levant la tête vers les sommets du Vercors s’exclama : « Il y a là une sorte d’île en terre ferme, deux cantons de prairies protégés de tous les côtés par une muraille de Chine. Les entrées en sont peu nombreuses, toutes taillées en plein roc. On pourrait les barrer, agir par surprise, lâcher sur le massif des bataillons de parachutistes. Puis le Vercors éclaterait dans les arrières de l’ennemi. »
Fin 1942, l’alpiniste et architecte Pierre Dalloz a eu l’idée de faire du Vercors un bastion de la Résistance. C’était un homme remarquable, un visionnaire ! Ses idées étaient en phase avec l’agitation qui régnait par ici. Le Vercors était envisagé comme une citadelle où l’on pouvait cacher des combattants et des armes, et qui soutiendrait les Alliés après le débarquement de Provence. Une sorte de cheval de Troie qui attaquerait l’ennemi au moment opportun. Ce projet, qui a connu plusieurs versions et qu’on a parfois appelé Plan Montagnards, n’a hélas pas du tout été exécuté comme prévu.
Tous les jours, l’abbé Montchardon recueillait les nouvelles les plus alarmantes de Vassieux et La Chapelle. À quelques kilomètres de son église, on traînait des femmes par les pieds sur le bitume. On battait des enfants. On avait obligé l’aubergiste Bellier à s’asseoir sur la fonte incandescente de son poêle. On exigeait des noms de résistants et des lieux de campement ; gare à qui ne savait rien ! La Milice instaura même un ersatz de tribunal à l’hôtel Allard afin de questionner, juger et punir à son aise. Pervers, un faux rapport attestant que les dissidents avaient torturé de « pauvres miliciens », leur crevant les yeux et les émasculant, fut même produit à l’issue de ces cinq jours de terreur. Enfin, on rapporta à Montchardon les efforts de l’héroïque abbé Gagnol, qui adressa une harangue pleine de panache aux miliciens lors de sa messe dominicale : « Messieurs, vous prétendez réprimer le terrorisme. J’ai la douleur de vous déclarer et de vous apprendre que vous êtes les premiers terroristes que nous rencontrons ici. Vous vous prétendez être les défenseurs du christianisme. Savez-vous ce qu’est le christianisme ? Je ne crois pas. Permettez-moi de vous l’expliquer… »

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