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Titre : Ma galerie imaginaire
Auteur : Alain YVARS
Parution : 2025 (Auto-édition)
Pages : 162
Présentation de l'éditeur :
L'art peut changer changer la vie. Comment ne pas le ressentir devant la
vision exprimée dans le recueil de "La jeune fille au chapeau rouge" de
Johannes Vermeer ? : "Un contraste de rouge vif et de bleu froid. Des
reflets subtils renvoyés par l'étrange chapeau à plumes rouge orangé
empourprent de flammèches les joues de la jeune fille. De minces rehauts
de lumière vibrent intensément : courtes virgules posées sur la robe,
le chapeau et la tête de lion sculptée, gouttes de rosée sur la lèvre
inférieure et la pointe du nez, une minuscule tête d'épingle éveille la
pupille de l'oeil droit."
Dans ce troisième recueil de la série "Si les oeuvres parlaient", mes
amis peintres m'ont offert seize histoires insolites nées de leurs
oeuvres : Jean Fouquet et l'insolente beauté d'Agnès Sorel en Vierge au
sein dénudé, Gustave Courbet croquant ses "Femmes damnées" en bords de
Seine, Henri Matisse et ses jeux d'ombres et de lumières, l'écriture du
maître Frans Hals, le faux impressionniste Edgar Degas, Joaquin Sorolla,
un Catalan ivre de soleil, l'étonnant secret de Georges de la Tour...
Un mot sur l'auteur :
Avis :
Ce troisième volet de la série Si les œuvres parlaient rassemble seize peintres chers à l’auteur et les entraîne dans une suite de récits où chaque tableau s’anime en scène réinventée. D’Eugène Delacroix à Joaquín Sorolla, en passant par Manet, Boudin ou Georges de La Tour, Alain Yvars traverse des univers contrastés qu’il aborde non par l’érudition mais par la sensibilité. Chaque chapitre fonctionne comme une rencontre : l’oeuvre s’anime, l’artiste se raconte et le lecteur circule d’une époque à l’autre dans cette galerie intime où la fiction éclaire l’histoire de l’art. En laissant les peintres s’exprimer à travers leurs oeuvres et leurs visions, Alain Yvars offre un livre qui tient autant du musée rêvé que du carnet de confidences.
Là où tant d’ouvrages de vulgarisation artistique se contentent d’expliquer ou de contextualiser, l’auteur choisit d’explorer les oeuvres par le récit, de raconter sans simplifier, et surtout de replacer l’émotion au centre du regard. Sa méthode, fondée sur l’incarnation des peintres et sur la mise en mouvement des tableaux, restitue à l’art ce qui lui manque souvent dans les discours érudits : une présence, une vibration, une humanité. En donnant la parole aux artistes, Alain Yvars invite le lecteur à approcher la peinture autrement, dans une relation plus directe et plus sensible. Cette approche, à la fois intuitive et exigeante, fait toute l’originalité du livre : ni essai, ni fiction, mais un territoire intermédiaire où l’histoire de l’art se lit comme une expérience vécue.
En renouant avec une approche de l’art fondée sur l’écoute et sur l’imaginaire, Alain Yvars rappelle que regarder un tableau, c’est aussi accepter qu’il nous parle. Ce troisième volet prolonge ainsi une démarche de partage, où la peinture s’affirme comme un territoire de rencontre plutôt qu’un objet d’étude. (4/5)
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