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samedi 9 mars 2019

[Ariyoshi, Sawako] Les dames de Kimoto





Coup de coeur 💓💓

 

Titre en Français : Les dames de Kimoto

Titre original : 紀ノ川, Kinokawa (La rivière Ki)

Auteur : Sawako ARIYOSHI

Traductrice : Yoko SIM

Parution originale : 1959

Parution française : 1983, puis 2018

Editeur : Gallimard

Pages : 320







Présentation de l'éditeur :   

«Le mont Kudo était encore voilé par les brumes matinales de ce début de printemps. La main serrée dans celle de sa grand-mère, Hana franchissait les dernières marches de pierre menant au temple Jison. L’étreinte de la main autour de la sienne lui rappelait que, maintenant qu’elle allait être admise comme bru dans une nouvelle famille, elle cesserait d’appartenir à celle où elle avait vécu les vingt années de son existence.»  
À travers le récit des amours, des passions et des drames vécus par trois femmes de générations différentes, Les dames de Kimoto dresse un tableau subtil et saisissant de la condition féminine au Japon depuis la fin du XIXe siècle.

 

Avis :

Ce roman classique, immense succès au Japon, nous fait partager, au travers de plusieurs générations de femmes, l’intimité d’une famille japonaise aisée et respectée, depuis l’ère Meiji démarrant à la fin du XIXe siècle jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale : période d’importants bouleversements, où le pays bascule de la tradition vers la modernité. 

C’est Hana, le personnage central, qui vit le plus complètement cette période charnière : élevée par sa grand-mère dans le plus pur respect des traditions, elle s’appliquera toute sa vie à remplir le rôle modeste et discret réservé aux femmes par son éducation. Elle n’en aura pas moins, de par son fort tempérament, une influence essentielle sur la carrière de son mari, et mènera sa maison en grande dame. Imprégnée des coutumes et superstitions héritées du passé, elle sera douloureusement confrontée aux changements de son siècle : alors que son pays s’écroule après la défaite de la seconde guerre mondiale pour renaître totalement bouleversé, l’influence occidentale change radicalement les mœurs au Japon. Hana ne parviendra jamais à comprendre sa fille Fumio, qui, en révolte contre la soumission féminine, embrassera avec ardeur un mode de vie en profonde rupture avec le sien. Il faudra encore une génération pour parvenir à réconcilier tradition et modernité, au travers d’Hanako, la petite-fille d’Hana.

Grande admiratrice de Simone de Beauvoir, Sawako Ariyoshi nous livre ici une vaste fresque sociale centrée sur l’évolution de la condition féminine au Japon et couvrant près d’un siècle de l’histoire du pays. Pour le lecteur occidental, c’est aussi une plongée dépaysante dans la culture et l’art de vivre japonais, dont l’écriture sobre de ce roman restitue un tableau précis, particulièrement esthétique, empreint de délicatesse et de nostalgie. Le titre français occulte la métaphore originale en Japonais, conservée dans la traduction anglaise : Kinokawa signifie La rivière Ki. Présent tout au long du récit, ce cours aux eaux tantôt assagies, tantôt vives ou débordantes, que les épousées devaient se garder de remonter sous peine de grands malheurs, symbolise l’inéluctable évolution du monde, la recherche d’un équilibre entre tradition et modernité, à l’image du Japon actuel.


Kinokawa a fait l’objet d’une adaptation cinématographique, semble-t-il en Japonais seulement, que je vais essayer de me procurer afin de confronter mon imagination à des images. Coup de coeur. (5/5)



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[Ariyoshi, Sawako] Kaé ou les deux rivales



Coup de coeur 💓💓

 

Titre en Français : Kaé ou les deux rivales

Titre original : ‘華岡青洲の妻’

                         Hanaoka seishu no tsuma

                         (La femme de Hanaoka Seishû)

Auteur : Sawako ARIYOSHI

Traductrice : Yoko SIM et Béatrice BEAUJIN

Parution originale : 1966

Parution française : 1981, puis 2015

Editeur : Stock, puis Mercure de France

Pages : 266





 

Présentation de l'éditeur :   

Comme c'était autrefois la coutume au Japon, Kaé a épousé Umpei par procuration, car son jeune mari est retenu à Tokyo où il poursuit ses études de médecine. Malgré cette absence qui va se prolonger trois ans, Kaé est heureuse : elle aime et admire sa belle-mère, la très belle Otsugi qui lui voue une grande affection. Tout change au retour d'Umpei : Otsugi devient brutalement hostile et jalouse à l'égard de celle qui est devenue sa rivale. Umpei, lui, se consacre à la recherche d'un anesthésique puissant qui permette d'opérer le cancer du sein. Quand il pense avoir trouvé, après dix ans d'expériences sur des animaux, Otsugi et Kaé se proposent comme cobayes humains. Laquelle des deux femmes remportera la palme du sacrifice et de l'abnégation et sortira victorieuse de cet atroce combat ?
Né en 1931, Sawako Ariyoshi, dont les Editions Stock ont également publié Les Dames de Kimoto et Les Années du crépuscule a très tôt connu un immense succès avec des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre traitant le plus souvent de la condition féminine. On l'a souvent comparée à Simone de Beauvoir qu'elle admirait sans réserve. Elle s'est suicidée en 1984, à Tokyo.

 

 

Avis :

Ce captivant roman historique est basé sur la vie réelle du chirurgien japonais Hanaoka Seishū qui, alliant des connaissances médicales chinoises et hollandaises, inventa un puissant anesthésique quarante ans avant que ne soient découverts l’éther, puis le chloroforme. Il réalisa une double première en 1805 : première opération sous anesthésie générale, et qui plus est, première opération d’un cancer du sein. 
Sawako Ariyoshi a mêlé aux faits historiques une rivalité entre la mère et l’épouse du médecin, comme il en existait communément à cette époque, alors que la bru venait s’installer chez son mari et sa belle-mère.

L’intérêt du livre est donc multiple : il est l’occasion de découvrir un étonnant personnage réel, dont l’humilité est sans commune mesure avec ses contributions au progrès de la médecine, à une époque où l’on soignait encore souvent par la prière et les pratiques superstitieuses. Il offre aussi une fascinante plongée dans la vie quotidienne de la campagne et des petites villes du Japon de la fin du 18ème et du début du 19ème, ainsi qu’un vivant tableau de la dure condition féminine d’alors. 
Les personnages principaux sont en effet les femmes : épouse, mère, sœurs. La cohabitation fait de leur vie un tissu de jalousies, de mesquineries et de haines, qui couvent sous des dehors d’exquise politesse : jamais exprimée ouvertement, la méchanceté se fait rouerie et n’en devient que plus cruelle.

Ce roman a été adapté au cinéma au Japon en 1967.

La découverte toujours étonnante du Japon alliée à l’écriture tout en élégance, à la profondeur psychologique des personnages et à la finesse d’analyse de Sawako Ariyoshi font pour moi de cette lecture un coup de coeur. (5/5)

 

 

Citation :

C'est pour cela que les sœurs du maître de la famille sont considérées comme inutiles et envoyées ailleurs en tant que brus. Cela doit avoir été comme cela depuis toujours, et cela continuera à l’être éternellement. Car les hommes et les femmes existeront toujours les uns et les autres, même si la famille cesse d'être. Moi, je ne veux plus renaître femme dans un monde pareil. Mon plus grand bonheur dans la vie, c'est justement de ne m'être jamais mariée. J'ai réussi à n'être ni bru ni belle-mère. 

 

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[Ariyoshi, Sawako] Le crépuscule de Shigezo



Coup de coeur 💓💓

 

Titre en Français : Le crépuscule de Shigezo

Titre original : 恍惚の人

                        Kōkotsu no hito

                        (Les années du crépuscule)

Auteur : Sawako ARIYOSHI

Traducteur : Jean-Christian BOUVIER

Parution originale : 1972

Parution française : 1986, puis 2018

Editeur : Stock, puis Mercure de France

Pages : 320





Présentation de l'éditeur :   

Étant donné son âge et son état mental, il n’allait plus être possible de laisser Shigezo seul la nuit. Nobutoshi et Akiko le regardaient avec inquiétude. Assis à côté d’eux, il semblait ne rien entendre. Il était tourné vers le jardin, l’air hébété, les yeux éteints, comme perdu dans un rêve lointain.
« Qu’allons-nous faire ? demanda Akiko…
– C’est la première fois que je vois un être humain complètement gâteux! explosa Nobutoshi. Et il faut que ce soit mon père! Je ne peux pas le supporter!»

Devenu veuf, Shigezo est recueilli par son fils et sa belle-fille. Et c’est sur celle-ci, Akiko, que va reposer cette lourde charge, avec les problèmes concrets que cela implique. Mais alors que le vieil homme glisse vers une seconde enfance, elle découvrira qu’il symbolise peut-être l'amour le plus authentique, le plus désintéressé qu’elle ait jamais connu.

 

Avis :

Nous sommes dans les années soixante-dix. Akiko vit avec son mari et son fils dans un petit pavillon d’un quartier populaire de Tokyo. Le décès subit de sa belle-mère lui laisse soudain la charge de son beau-père, Shigezo, âgé de quatre-vingt-quatre ans et montrant des signes inquiétants de sénilité. Après avoir cherché toutes les solutions, Akiko va devoir mettre son activité professionnelle entre parenthèses, accueillir Shigezo chez elle et le materner vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elle va découvrir tout le sordide de la maladie et du stade ultime de la vieillesse, mais aussi s’attacher de plus en plus au vieil homme qu’elle accompagnera jusqu’au bout avec tendresse et humanité. 

L’histoire soulève la question du vieillissement de la population japonaise. Les chiffres évoqués par l’auteur sont très pessimistes. En réalité, aujourd’hui, presque 30 % des Japonais ont plus de 65 ans, ce qui en fait la population la plus âgée au monde. Comment gérer le douloureux problème de la dépendance ? Dans les années soixante-dix (et sans doute encore aujourd'hui ?), peu de solutions étaient à la disposition des familles, les maisons de retraite étant réservées aux personnes en bonne santé physique et mentale. Il était donc encore très fréquent de voir cohabiter les différentes générations, au détriment de l’activité professionnelle de l’épouse, encore jugée très secondaire :
Ils ne voulaient pas reconnaître l’apport financier du travail d’une femme dans les revenus du ménage. Elles se faisaient plaisir en travaillant au-dehors et c’était eux qui supportaient avec patience et indulgence le laisser-aller du ménage.
C’est donc aussi la place de la femme dans la société japonaise qui est ici en jeu : le mari d’Akiko ne se sentira jamais concerné par la prise en charge de son père et ne lèvera jamais le petit doigt pour aider son épouse dans ce qu’il ne considère que des tâches domestiques, même lorsqu’elle en perdra le sommeil et risquera de compromettre sa propre santé.

Au global, Sawako Ariyoshi nous livre une réflexion sur la vie et la mort : les personnages du roman prennent soudain conscience de leur propre finitude. Ils découvrent la peur de mal vieillir et de connaître une déchéance pire que la mort elle-même :
- A l'époque féodale, les paysans étaient maintenus dans un état de subsistance minimale. C'est pareil avec la médecine d'aujourd'hui, elle empêche les vieillards de mourir sans les faire vivre pour autant.
- Depuis trois ans il est alité avec une infirmière qui s'occupe de lui en permanence : il ne peut avaler que des aliments liquides. J'imagine que, malgré sa condition de bonze, il doit avoir quelque péché terrible à expier... Vous comprenez pourquoi je préfère dire qu'il est à la retraite. Les gens qui meurent sont moins à plaindre que lui... C'est terrible à dire, mais quand on est réduit à cela, j'ai l'impression que la vie ne vaut plus la peine d'être vécue.
- Non, personne ne s'inquiète pour moi. Vous savez, nous les vieux, on gêne plus qu'autre chose : ils attendent tous que je meure. Moi non plus je ne demandais pas à vivre si longtemps mais, si je me suicide, on aura du mal à marier mes petits-enfants... Il faut nous entraider pour déranger les jeunes le moins possible... Si l'on ne fait pas assez d'exercices, physiques et mentaux, le corps s'affaiblit et l'on devient vite sénile. 

Nouveau coup de coeur pour la profondeur et l’élégance de l’écriture de Sawako Ariyoshi. (5/5)


Le coin des curieux :

Espérance de vie élevée, taux de natalité très bas, immigration très faible : le Japon connaît un déclin démographique depuis la fin des années 2000. Certains projections statistiques voient la population japonaise tomber à… zéro en l’an 3000. La première conséquence est l’accélération de son vieillissement : les plus de 65 ans représentent aujourd’hui 27 % des Japonais, ce devrait être 40 % en 2040. 
Problèmes  de dépenses pour la Sécurité Sociale, de paiement des retraites, de prise en charge des personnes âgées : l’État tente d’intervenir depuis le début des années 1990, lançant plan après plan. Peu d’effet notable, si ce n’est un arrêt de la baisse de la fécondité (1,5 enfant par femme).
Jusqu’au milieu des années 1980, la politique sociale comptait sur la prise en charge des parents vieillissants par leurs enfants, trois générations vivant ainsi fréquemment sous le même toit. Aujourd’hui, il n’est plus pensable de demander à des enfants souvent uniques de gérer parents et grands-parents.
Vieillir au Japon est souvent devenu synonyme d’angoisse. Pour pallier à leur pauvreté et à leur solitude, on voit de plus en plus de personnes âgées au Japon commettre des larcins pour se faire arrêter, et bénéficier ainsi du gîte et du couvert de la prison. 



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lundi 11 mars 2019

[Ariyoshi, Sawako] Le miroir des courtisanes




Coup de coeur 💓💓

 

Titre en Français : Le miroir des courtisanes

Titre original : 香華 , Kôge (Encens parfumé)

Auteur : Sawako ARIYOSHI

Traducteur : Corinne ATLAN

Parution originale : 1962

Parution française : 1994

Editeur : Philippe Picquier

Pages : 526







 

Présentation de l'éditeur :   

Le roman-fleuve d'une histoire d'amour, de haine et de jalousie dans le Japon d'avant-guerre. Deux destins tragiques de femmes dans un monde impitoyable.

 

 

Avis :

J’ai été totalement séduite par cette longue histoire d’amour-haine entre une mère et sa fille japonaises, du tout début du 20e siècle jusqu’aux années cinquante.

Tomoko a sept ans. Elle est subjuguée par l’éclatante beauté de sa mère, qui ne lui consacre que bien peu d’attention et d’amour maternel : Ikuyo, déjà veuve à vingt ans, n’est préoccupée que de son propre éclat et de la somptuosité de ses kimonos. Assoiffée d’attentions et d’admiration, elle ne tarde pas à se remarier, abandonnant sa fille à sa grand-mère. Mais, dans le Japon de ce début de 20e siècle, le mariage ne correspond guère aux rêves de la jeune femme, dont les comportements dérangent sa belle-famille et choquent jusqu’à sa propre mère. Abandonnée de tous, barricadée dans sa fierté hautaine et une carapace de méchanceté aigrie, elle se retrouve bientôt dans le « monde des fleurs et des saules », y entraînant sa fille, vendue à dix ans à une maison de geishas.


Le roman développe la relation compliquée entre cette mère fantasque et égoïste, et sa fille, d’abord enfant blessée, puis jeune femme qui cherche à se préserver dans un environnement impitoyable, et enfin femme mûre qui parviendra peut-être à la sérénité. Ikuyo a des aspirations parfaitement modernes, mais dans une existence dépendante du pouvoir et du regard des hommes. Tomoko, grâce à l’évolution de son siècle, et en particulier à cause de la seconde guerre mondiale qui va bouleverser le pays, et, comme en Occident, fortement modifier la place des femmes, parviendra à s’affirmer et à trouver sa place.


Tout en finesse et sobriété, l’écriture de Sawako Ariyoshi nous fait découvrir la société japonaise au travers du regard de deux femmes que tout attire et oppose : bain culturel donc, dépaysant et surprenant à souhait, dans un pays qui, au cours de cette première moitié du 20e siècle, bascule de la tradition vers la modernité. Mais aussi regard sensible sur la vie des femmes japonaises et, en particulier, sur une relation mère-fille chaotique mais indéfectible. 


Un nouveau coup de coeur pour Sawako Ariyoshi. Dommage que seuls quatre de ses romans aient été traduits du Japonais. (5/5)



Le coin des curieux :

Le kimono est fait de panneaux de tissus rectangulaires pliés et cousus, mais jamais recoupés. Il se porte côté gauche sur côté droit, ce qui permettait autrefois de cacher une arme plus facilement, le croisement inverse étant réservé aux morts. Il est maintenu par une large ceinture, l'obi, qui se noue d'une manière socialement codifiée et particulièrement compliquée, sa longueur standard étant de 3,6 mètres. Seules les prostituées le portaient noué devant.

Le kimono ne tient pas compte de l'anatomie du corps. Il présente de grandes surfaces propices à l'ornementation, sous la forme de motifs traditionnels (bambou, pivoines, libellules...) ou de scènes plus complexes : au 18e siècle, les peintres japonais éditaient leurs catalogues annuels de décors.

De nos jours, le prix d'un kimono peut atteindre plusieurs milliers d'euros. Même si la Japonaise moderne n'en a plus guère l'occasion, savoir l'endosser et le porter fait partie d'une éducation qu'il est possible d'acquérir auprès d'établissements spécialisés délivrant un diplôme officiel. Le kimono doit être choisi en fonction de son âge, de son statut marital et du type d'évènement.


Du même auteur sur ce blog :

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[Ariyoshi, Sawako]

 

 

 

 

 

 

 

          BILAN DE LECTURE :


           4  Livres lus : 4  Coups de coeur (5/5)








 

BIOGRAPHIE :

Née en 1931 et morte en 1984, Sawako Ariyoshi est une femme de lettres japonaise.
Entre 1949 et 1952, elle étudie la littérature et le théâtre à la Tokyo Woman's Christian University, où elle obtient ses diplômes. En 1959, elle se rend à New York pour étudier au Sarah Lawrence College.
Elle connaît très tôt un immense succès avec des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre qui traitent souvent de la condition féminine. "Les Dames de Kimoto" (1959), son roman le plus connu en France, est une fresque sociale du Japon de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1950, racontée à travers le destin de plusieurs générations de femmes. "Le Miroir des courtisanes" (1965) se penche avec sensibilité sur l'univers secret des geishas.
On l'a beaucoup comparée, au Japon, à Simone de Beauvoir qu'elle admirait sans réserve.
Au Japon, plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma et à la télévision.
(Source Babelio) 

 

BIBLIOGRAPHIE (Romans traduits en français) :

(Les 💓 indiquent mes coups de coeur et leur intensité)

 

💓💓    Les dames de Kimoto (紀ノ川, Kinokawa, La rivière Ki) (1959)
💓💓    Le miroir des courtisanes (香華, Kôgé, Encens parfumé) (1962)
💓💓    Kaé ou les deux rivales (華岡青洲の妻, Hanaoka Seishū no tsuma) (1967)
💓💓    Le crépuscule de Shigezo (恍惚の人, Kōkotsu no hito) (1972)


CARACTERISTIQUES : 

L'élégance du style, la profondeur psychologique, la finesse d'analyse.


THEMES RECURRENTS : 

La condition féminine, l'équilibre entre tradition et modernité au Japon, l'évolution de la société japonaise de la fin du XIXe à l'après seconde guerre mondiale.