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dimanche 5 novembre 2023

[Dusapin, Elisa Shua] Le vieil incendie

 



 

J'ai beaucoup aimé

 

Titre : Le vieil incendie

Auteur : Elisa Shua DUSAPIN

Parution : 2023 (Editions ZOE)

Pages : 144

 

  

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :  

Après quinze ans d'éloignement, Agathe, scénariste à New York, retrouve Véra, sa cadette aphasique, dans la bâtisse du Périgord où elles ont grandi. Elles ont neuf jours pour la vider. Les pierres des murs anciens serviront à restaurer le pigeonnier voisin, ravagé par un incendie vieux d'un siècle. Véra a changé, Agathe découvre une femme qui cuisine avec agilité, a pris soin de leur père jusqu'à son décès, et communique avec sa sœur en lui tendant l'écran de son smartphone.

C'est dans une campagne minérale qu'Elisa Shua Dusapin installe son quatrième roman, peut-être le plus personnel à ce jour. À travers un regard précis et affirmé, empreint de douceur, elle confronte la violence des sentiments entre deux sœurs que le silence a séparées.

 

Le mot de l'éditeur sur l'auteur :

Née en 1992 à Sarlat-la-Canéda d’un père français et d’une mère sud-coréenne, Elisa Shua Dusapin grandit entre Paris, Séoul et Porrentruy. Elle est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne. Son premier roman, Hiver à Sokcho (Zoé, 2016, Folio 2018) obtient les prix Robert Walser, Alpha, Régine-Desforges, Révélation SGDL. En 2021, sa traduction anglaise reçoit le National Book Award for Translated Literature. Plusieurs fois adapté au théâtre, le livre est en cours d’adaptation au cinéma par le réalisateur Koya Kamura, avec Roschdy Zem dans le rôle principal. Suivent Les Billes du Pachinko (Zoé, 2018, Folio 2020), prix suisse de littérature et Alpes-Jura, et Vladivostok Circus (Zoé, 2020, Folio 2022), sélectionné pour le prix Femina. Ses trois romans sont traduits dans plus de 35 langues.

 

 

Avis :

Corée du Sud, Japon, Russie… C’était jusqu’ici dans des décors très internationaux et multiculturels que, d’ascendance franco-coréenne, Elisa Shua Dusapin avait cadré son inlassable exploration des thèmes de l’appartenance et de l’exil, des barrières de la langue et de l’incommunicabilité. Dans sa dernière fiction Le vieil incendie, elle poursuit cette fois sa quête au plus près de son lieu de naissance, un Périgord à la fois familier et étranger, plein de souvenirs incendiés.

Cela fait quinze ans – la moitié de sa vie –- que, devenue scénariste à New York, Agathe n’a plus mis les pieds dans la maison de son enfance, en Dordogne. Elle y avait laissé sa sœur cadette Véra, aphasique depuis l’âge de six ans, auprès de leur seul père, puisque leur mère avait quitté le domicile conjugal depuis longtemps déjà. Abandonnée en l’état après le décès paternel il y a maintenant quelques années, la vieille bâtisse a finalement été vendue. Elle sera démolie pour fournir les pierres manquant à la reconstruction d’un pigeonnier médiéval, détruit par un incendie cent ans plus tôt. Afin de la vider, les deux sœurs s’y sont donné rendez-vous. Elles disposent de neuf jours en tête-à-tête entre ses murs, neuf jours de confrontation aux vestiges du passé et de leur relation détruite...

Même la nature semble d’emblée s’en mêler, teintant d’une ambiance d’épouvante l’arrivée de Véra et de sa camionnette de location, un soir de novembre tempétueux, au bout du long chemin défoncé qui mène à la maison lugubrement isolée au fin fond de la campagne périgourdine. Rien ne viendra plus conjurer le sentiment d’étrangeté, vaguement teintée de répulsion, ressenti par la jeune femme en ces lieux qui gardent une part d’elle-même, interrompue par ce qu’elle a voulu une cassure nette, et dont elle réalise avec surprise qu’ils ont continué sans elle une existence différente de ce qu’elle en imaginait, surtout en ce qui concerne sa sœur. Cette sœur dont elle a fui le handicap, qui lui apparaît d’ailleurs monstrueuse au premier regard jeté dans l’oeilleton curieusement inversé de la porte d’entrée, n’est plus le terrifiant boulet qui suscitait les moqueries, mais une jeune femme sereine et accomplie, qui a trouvé son équilibre dans la région et communique avec aisance grâce au clavier de son smartphone.

Ainsi les deux fillettes unies par un lien fusionnel ont laissé la place à deux adultes crispées face à leur étrangeté mutuelle. Et, tandis qu’à l’opacité de leurs non-dits répond la lourdeur d’une atmosphère singulière, presque hostile – l’étang est si noir qu’il ne reflète même pas la lune, les feuilles de lierre rougies par l’automne « palpitent [tels des] petits coeurs venus s’éteindre en dehors de leur cage », de rébarbatifs chasseurs chatouilleux de la gâchette hantent l’épaisseur mousseuse de la forêt –, le texte, éblouissant de pudeur, de justesse et de précise concision, tisse à fleur de peau l’impalpable mais indéchirable toile qui, finalement bien davantage qu’une absence de langage, les tient toujours plus enfermées dans leur impossibilité de communiquer et de jeter le moindre pont entre leurs solitudes.

Point n’est donc besoin de naître biculturel ou dans l’exil pour expérimenter le cloisonnement de nos altérités. Dans le seul creux de la plus ordinaire fratrie fleurissent aussi d’indissolubles solitudes, coincées dans l’impossibilité de la relation à l’autre, cet autre d’autant plus inaccessible qu’on le pensait proche. Contrairement à ce que croyait Agathe, le plus grand facteur de solitude n’est pas l’absence ou la différence de langage, mais bien notre propre étrangeté au monde. Un thème qui la poursuit, puisque ses activités professionnelles du moment ont trait à l’adaptation du roman de Georges Perec, W ou Le souvenir d’enfance... (4/5)

 

Citations :

J’ai de la peine à me rappeler que nous avons été indissociables. Nous avions les mêmes timidités. Les mêmes craintes de la vie sociale. On ne se chamaillait pas. Notre langue de silence et de cris nous a réunies.

Je monte me coucher avec un album de Claude Ponti, L’arbre sans fin. Je n’ai pas oublié la scène où la petite créature endeuillée se retrouve prisonnière d’une planète sur laquelle règnent des milliers de miroirs. Chacun renvoie une image légèrement différente, on ne peut s’échapper qu’en trouvant celui qui nous reflète vraiment. Je me demande encore comment la petite créature y parvient si aisément.

Véra bouge sous ma paupière comme un cil qui ne s’en va qu’avec des larmes.

Quel territoire ? Un territoire on l’investit, on le défend, on le partage, on le détruit. Je n’en ai pas sauf ma langue, ma langue refuge dont les mots se cognent aux murs et se disloquent.

Tu sais, il y en a qui disent que c’est quand on aime le plus, qu’on dit les choses qu’on pense le moins.

 

Du même auteur sur ce blog :

 




 

lundi 24 juillet 2023

[Jaenada, Philippe] La serpe

 



 

Coup de coeur 💓

 

Titre : La serpe

Auteur : Philippe JAENADA

Parution : 2017 (Julliard)

Pages : 648

Accès au livre : ISBN 9782260029397  
                           en librairie

 

  

 

 

 

Présentation de l'éditeur :  

Un matin d’octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n’est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l’unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l’arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d’un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l’enquête abandonnée. Alors que l’opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s’exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.
Jamais le mystère du triple assassinat du château d’Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d’Henri Girard, jusqu’à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu’à ce qu’un écrivain têtu et minutieux s’en mêle…
Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu’Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l’inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu’il n’y paraît), il s’est plongé dans les archives, a reconstitué l’enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l’issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans.

 

Le mot de l'éditeur sur l'auteur :

Philippe Jaenada est né en 1964. Il a publié chez Julliard Le Chameau sauvage (prix de Flore 1997 et prix Alexandre-Vialatte), adapté au cinéma par Luc Pagès sous le titre À + Pollux ; Néfertiti dans un champ de canne à sucre (1999) ; La Grande à bouche molle (2001) ; chez Grasset, Le Cosmonaute (2002), Vie et mort de la jeune fille blonde (2004), Plage de Manaccora, 16 h 30 (2009), et La Femme et l’Ours (2011). Depuis Sulak (Julliard, 2013) qui a reçu le Prix d’une vie 2013 (décerné par Le Parisien Magazine) et le Grand Prix des lycéennes de ELLE en 2014, il a publié La Petite Femelle (2015) et La Serpe, prix Femina 2017.

 

Avis :

Un matin de 1941, au château d’Escoire dans le Périgord, Henri Girard crie au secours : son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe durant la nuit. Aucune effraction n’est constatée, Henri était seul avec les victimes dans la demeure verrouillée, et, très vite, il apparaît évident que tout l’accuse. Peu de temps auparavant, il a emprunté l’arme du crime. On lui prête une vie de patachon, flambeur toujours fauché, mari volage d’une demi-folle, brebis égarée entretenant des relations houleuses avec les Girard. Des Girard fortunés, dont il est le seul héritier… Placé en détention préventive, il passe en jugement dix-neuf mois plus tard. Et là, coup de théâtre : il est acquitté après une délibération du jury d’à peine dix minutes.

L’homme reprend sa vie, dilapide son héritage, fuit ses créanciers jusqu’au Venezuela dont il revient en 1950 avec un livre : le fameux Salaire de la peur, dont la publication sous le pseudonyme de Georges Arnaud manque de peu de lui valoir le Goncourt, et lui assure, en tout cas, un succès fracassant, amplifié par l’adaptation du roman au cinéma par Henri-Georges Clouzot. Toujours prodigue et remarquablement généreux, il se met au service de l’indépendance de l’Algérie, s’investit dans la défense de la veuve et de l’orphelin dans plusieurs causes perdues, réalise des reportages sur de grandes affaires. Pendant tout ce temps, rien n’y fait, l’opinion publique ne démord pas de sa culpabilité lors du triple meurtre de 1941. Il faut dire que, lui acquitté, l’affaire est demeurée irrésolue…

Avec l’extrême souci du détail qui caractérise ses enquêtes et l’irrésistible humour qui, parsemant son récit de digressions très vivantes, fait de lui un personnage du livre à part entière en même temps qu’un conteur hors pair, capable de vous tenir suspendu à ses mots pendant plus de six cents pages, entre étonnements et éclats de rire, Philippe Jaenada a entrepris de rouvrir le volumineux dossier de cette si trouble affaire. Comment ne pas être intrigué par Henri Girard, cet homme qui s’attache, jusqu’à la fin de sa vie, à combattre les erreurs et les injustices commises par la société, quand lui-même, à en croire l’opinion générale, en a précisément, et fort inexplicablement, profité ? Et si, malgré les apparences, il était vraiment innocent ? Et qui donc serait alors le coupable, jamais trouvé, jamais puni ?

Saga familiale, chronique historique des années d’Occupation, feuilleton judiciaire et hommage appuyé à l’oeuvre oubliée de Georges Arnaud, ce livre, fruit d’un travail d’investigation autant faramineux qu’intelligent, est aussi une véritable œuvre romanesque. Se mettant lui-même en scène au travers d’une histoire criminelle en tout point véridique, l’auteur s’y joue en toute dérision de son lecteur, pour le tenir suspendu entre bonnes et fausses pistes, à mesure de sa savante distillation de témoignages, documents et hypothèses. Une superbe occasion de méditer sur l’erreur judiciaire… Coup de coeur. (5/5)

 

Citations : 

Calaferte est d'ailleurs l'un de ceux qui le comprennent le mieux, à l'époque, qui voient en lui autre chose qu'un sociopathe arrogant et agressif : « C'était un être sans doute profondément malheureux, brûlant sa vie, ne pouvant dormir la nuit, et qui avait profondément besoin des gens. »


Ça ne va plus avec Lella. Curieusement, c'est l'argent qui pose problème, l'argent pour lequel Henri a pourtant si peu de respect. Elle vient d'un milieu très pauvre, elle a du mal à supporter qu'il n'y accorde aucune valeur, qu'il balance les billets par poignées. Et lui pousse dans l'autre sens. Dès que les premiers droits d'auteur du Salaire sont tombés, elle achète une casserole (ils n'en avaient qu'une toute petite : quand elle préparait des pâtes pour deux, il fallait qu'elle les fasse cuire en deux fois) et quelques ustensiles de cuisine de base, premier prix. Henri explose. Il lui crie qu'il ne travaille pas pour qu'elle achète des conneries : « Il m'a dit que si j'avais acheté des fleurs, des chocolats, une robe, tout ce dont j'avais envie, il n'aurait rien trouvé à redire, mais pas des bêtises comme ça. Et il ne jouait pas la comédie. » Il lui a juré qu'il la quitterait si elle faisait des économies, ils se séparent. Ils barbotaient de bonheur dans la misère, l'afflux d'argent les a éloignés l'un de l'autre.


C'est dommage. Je ne veux pas rejoindre le camp de ceux qui passent leur temps à regretter un temps où leurs parents regrettaient un temps où les vieux regrettaient un temps où tout était mieux et où il restait de vrais hommes (au bout du compte : Cro-Magnon, quel bonhomme, et les soirées devant la grotte à mordre dans le mammouth : on savait vivre !), mais des fous furieux dans le genre de Georges Arnaud, qui ne laissent rien passer et sautent à la gorge de toutes les injustices à leur portée, qui y consacrent leur vie, il me semble qu'il n'y en a plus de quoi monter une équipe de basket – ou bien, ce qui est tout à fait possible, on ne les entend plus, il n'y a plus la logistique nécessaire pour donner de l'écho à leur voix ; qui est peut-être aussi parasitée par les millions de râleurs aigris qui grincent partout, je ne sais pas.  
Une drôle de vie, avec le recul. Ce que j'en sais, je l'ai appris dans les livres. Sale gosse, sale type, des claques, insupportable, il ne mue, instantanément, qu'en anéantissant la fortune familiale, et se transforme en nomade combatif qui ne possède rien et vient en aide à ceux qui en ont besoin. Un bon gars, finalement.


Un bon gars, Georges Arnaud. Mais entre les caprices exaspérants de l'enfant de riches et la rage altruiste de celui qui se fout de l'argent, il y a quelques heures de sauvagerie sanglante.


Lorsqu'ils ont envahi la France, les Allemands ont avancé les aiguilles des horloges au fur et à mesure de leur progression, pour être en phase avec Berlin, c'était plus pratique. Au début de l'année 1941, Paris et toute la zone occupée sont donc à l'heure allemande. Et la zone libre encore à l'heure française, ou anglaise, ce qui crée de sérieux problèmes d'organisation, notamment pour les trains entre le Nord et le Sud (quand il est 11 heures à Blois, il est 10 heures à Limoges). Le gouvernement de Vichy a donc décidé de tout unifier lors du passage à l'heure d'été 1941 : Périgueux et la zone libre avancent leurs montres de deux heures d'un coup au lieu d'une (ça doit secouer), et toute la France passe à l'heure allemande. C'est toujours le cas aujourd'hui, bien que Paris soit à 344 kilomètres de Londres à vol d'oiseau (je suis nul en oiseaux, mais en vol, je me débrouille), et à 879 kilomètres de Berlin.)
 
 
Je n'ai jamais vraiment compris comment les vestiges s'enterraient. À Rome, à Paris, à Athènes, des archéologues creusent et découvrent des temples, des maisons, des salles de bains, dans des lieux qui n'ont jamais cessé d'être habités. À quel moment le temps recouvre tout ? À quel moment la terre monte sans que personne s'en aperçoive ?

 

Du même auteur sur ce blog :

 
 

 
 

 


 

jeudi 7 mars 2019

[Javelaud, Corinne] La Demoiselle du Mas du Roule






Je n'ai pas aimé

Titre : La Demoiselle du Mas du Roule

Auteur : Corinne JAVELAUD

Editeur : City Edition

Parution : 2014

Pages : 360









 

Présentation de l'éditeur :   

A l’aube du XXe siècle, Henri-Louis Leroux se heurte au refus de son fils Charles de reprendre l’étude notariale familiale située entre Limousin et Périgord. Attiré par la vie parisienne, le jeune Leroux n’en fait qu’à sa tête. De dépit, le notaire contraint sa fille Méline à épouser le fils du médecin du village. La jeune femme se soumet, même si son cœur palpite pour le ténébreux Adrien, dont le départ pour les Indes est un déchirement. Mais Méline n’a pas dit son dernier mot, bien décidée à trouver le bonheur… Entre 1885 et les années vingt, dans le bouleversement des mœurs et les troubles de la Grande guerre, la jeune génération tente de conquérir, malgré les secrets de famille et le poids du passé, sa liberté. Quand les secrets d’un village bouleversent le destin d’une famille.

 

 

Avis :

L'histoire se déroule au sein d'une famille de notables de province, entre la fin du XIXe et le début du XXe siècles. Alors que les parents ont décidé de l'avenir de leurs enfants, censés reprendre l'étude notariale paternelle pour l'un, épouser le mari qui lui est désigné pour l'autre, la jeune génération a ses propres aspirations qu'elle va tenter de réaliser avec plus ou moins de bonheur. 

Si le script est alléchant, la réalisation est décevante. Insupportablement pollué par de multiples maladresses et fautes de français, le récit paraît superficiel et bâclé, en particulier la fin brutale qui laisse le lecteur en plan sans véritable conclusion. Une lecture qui n'a pas réussi à me transporter à l'époque évoquée. (1/5)