Coup de coeur đ
Titre : Les abeilles grises (ĐĄĐ”ŃŃĐ” ĐżŃДлŃ)
Auteur : AndreĂŻ KOURKOV
Traduction : Paul LEQUESNE
Parution : en russe en 2018,
en français en 2022 (Liana Levi)
Pages : 400
Présentation de l'éditeur :
Dans un petit village abandonné de la «zone grise», coincé entre armée
ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte:
SergueĂŻtch et Pachka. DĂ©sormais seuls habitants de ce no manâs land, ces
ennemis dâenfance sont obligĂ©s de coopĂ©rer pour ne pas sombrer, et cela
malgré des points de vue divergents vis-à -vis du conflit. Aux
conditions de vie rudimentaires sâajoute la monotonie des journĂ©es
dâhiver, animĂ©es, pour SergueĂŻtch, de rĂȘves visionnaires et de
souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses
abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir
sur ses ruches lors de sĂ©ances dâ«apitheÌrapie». Le printemps venu,
Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé
ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilĂ qui
part aÌ lâaventure. Mais mĂȘme au milieu des douces prairies fleuries de
lâUkraine de lâouest et du silence des montagnes de CrimĂ©e, lâĆil de
Moscou reste grand ouvertâŠ
Le mot de l'Ă©diteur sur l'auteur :
Avis :
En 2014, la Russie annexait la CrimĂ©e et ouvrait un conflit armĂ© sĂ©paratiste au Donbass. Des flots dâUkrainiens dĂ©placĂ©s devenaient des rĂ©fugiĂ©s dans leur propre pays, laissant derriĂšre eux un territoire dĂ©sertĂ© oĂč se poursuivaient les combats. Peu Ă peu apparaissait une zone grise, coincĂ©e Ă lâEst entre les positions sĂ©paratistes pro-russes et celles de l'armĂ©e ukrainienne : un quasi no manâs land, pourtant encore peuplĂ© de ceux qui nâont pas pu ou voulu partir. SergueĂŻtch et Pachka sont ainsi les derniers habitants de leur petit village. Contraints de sâentraider malgrĂ© leur ancienne inimitiĂ©, ils y survivent dâexpĂ©dients dans les conditions les plus prĂ©caires, au son de la perpĂ©tuelle canonnade qui tonne Ă proximitĂ© et leur envoie de temps Ă autre quelques obus perdus. Un printemps, SergueĂŻtch, apiculteur de profession, entreprend de dĂ©placer temporairement ses ruches vers un endroit plus calme. Tractant sa remorque au volant de sa vieille voiture, le voilĂ lancĂ© dans un pĂ©riple qui le mĂšnera, Ă travers les riantes prairies dâUkraine, jusquâaux montagnes de CrimĂ©e. Son voyage lui fait prendre conscience de la complexitĂ© du conflit russo-ukrainien, quand, oĂč quâil aille, la prĂ©sence et la surveillance russes ne lui laissent aucun rĂ©pit.
Cette histoire est dâabord celle de la vie quotidienne dans une zone que les diffĂ©rents accords de cessez-le-feu ne sont pas parvenus Ă pacifier. A lâĂ©poque de la narration, cela fait quatre ans quâune guerre larvĂ©e y maintient les populations restĂ©es sur place dans lâinsĂ©curitĂ© et la prĂ©caritĂ©, si bien que, uniquement prĂ©occupĂ©es de leur survie au jour le jour, elles en viennent Ă subir comme une fatalitĂ© lâabsurditĂ© de leur situation. SergueĂŻtch et Pachka tentent ainsi, envers et contre tout, de maintenir un semblant de normalitĂ© malgrĂ© le dĂ©rĂšglement ambiant, sâattachant avec simplicitĂ© et bonne humeur Ă la routine qui leur permet de tenir. Entre leurs souvenirs et leurs rĂȘves, la dĂ©brouillardise, le troc et lâamitiĂ©, ils font preuve dâune capacitĂ© dâadaptation aussi joyeuse que pragmatique, au fil dâune narration qui parvient mĂȘme Ă ĂȘtre drĂŽle.
Cette histoire est dâabord celle de la vie quotidienne dans une zone que les diffĂ©rents accords de cessez-le-feu ne sont pas parvenus Ă pacifier. A lâĂ©poque de la narration, cela fait quatre ans quâune guerre larvĂ©e y maintient les populations restĂ©es sur place dans lâinsĂ©curitĂ© et la prĂ©caritĂ©, si bien que, uniquement prĂ©occupĂ©es de leur survie au jour le jour, elles en viennent Ă subir comme une fatalitĂ© lâabsurditĂ© de leur situation. SergueĂŻtch et Pachka tentent ainsi, envers et contre tout, de maintenir un semblant de normalitĂ© malgrĂ© le dĂ©rĂšglement ambiant, sâattachant avec simplicitĂ© et bonne humeur Ă la routine qui leur permet de tenir. Entre leurs souvenirs et leurs rĂȘves, la dĂ©brouillardise, le troc et lâamitiĂ©, ils font preuve dâune capacitĂ© dâadaptation aussi joyeuse que pragmatique, au fil dâune narration qui parvient mĂȘme Ă ĂȘtre drĂŽle.
Pourtant, aussi ingĂ©nu soit-il quant aux motivations politiques qui le dĂ©passent, SergueĂŻtch ne peut que constater la terrible rĂ©alitĂ© de son pays, au fur et Ă mesure de lâavancement de son voyage. MalmenĂ© aux postes-frontiĂšres qui sĂ©parent dĂ©sormais lâUkraine du Donbass et de la CrimĂ©e, considĂ©rĂ© avec mĂ©fiance par ses compatriotes parce quâil vient de cette rĂ©gion du Donbass en partie acquise Ă la Russie, il dĂ©couvre les persĂ©cutions perpĂ©trĂ©es par les Russes en CrimĂ©e Ă lâencontre des minoritĂ©s tatares, et surtout lâinquiĂ©tante omniprĂ©sence de lâoeil de Moscou, qui jusquâau plus profond des montagnes, Ă lui qui ne se prĂ©occupe que du bien-ĂȘtre de ses abeilles, ne cessera de lui adresser de menaçants signaux de surveillance.
De la dĂ©solation de la pĂ©rilleuse zone grise du Donbass au contact direct avec les autoritĂ©s russes en CrimĂ©e, monte peu Ă peu le dĂ©rangeant sentiment dâune menace gĂ©nĂ©ralisĂ©e, alors que face aux pressions et aux intimidations Ă peine voilĂ©es subies par SergueĂŻtch, lâon rĂ©alise Ă ses cĂŽtĂ©s Ă quel point lâombre du grand frĂšre russe pĂšse sur lâUkraine, et mĂȘme sur le plus insignifiant de ses habitants. Et, tandis que lâhumanitĂ© de ce si modeste personnage apparaĂźt de plus en plus fragile et impuissante face Ă lâimpitoyable arrogance des fonctionnaires russes qui se jouent de lui, qui plus est Ă la lumiĂšre des Ă©vĂšnements survenus depuis lâĂ©criture de ce livre, lâon en vient Ă considĂ©rer lâUkraine de ce rĂ©cit comme la souris convoitĂ©e de longue date par le chat. Un chat embusquĂ© dans l'attente de son heure⊠Coup de coeur. (5/5)
Citations :
Quand on vit longtemps dans un endroit, on a toujours plus de famille en terre quâen bonne santĂ© Ă cĂŽtĂ© de soi.
La peur, câest chose invisible, tĂ©nue, multiforme. Comme un virus ou une bactĂ©rie. On peut lâinspirer en mĂȘme temps que lâair, ou bien lâavaler par accident en buvant de lâeau ou de lâalcool, ou encore en ĂȘtre contaminĂ© par les oreilles, par lâouĂŻe, et la voir alors de ses yeux si clairement que son reflet vous reste imprimĂ© sur la rĂ©tine mĂȘme alors quâelle sâest dĂ©jĂ Ă©vanouie. Des idĂ©es de peur naquirent toutes seules dans lâesprit de SergueĂŻtch, aprĂšs seulement cinq cents mĂštres parcourus sur la route quâaucun vĂ©hicule ni piĂ©ton nâavait empruntĂ©e au cours des derniers mois. Cette route sâĂ©tirait, toute droite, comme tracĂ©e Ă la rĂšgle par la main gĂ©ante de Dieu. Ă gauche, une plantation dâarbres, oĂč alternaient tilleuls, Ă©rables et abricotiers effeuillĂ©s. Au-devant, un champ, et derriĂšre, un autre chemin de terre pour les machines agricoles. Puis, plus loin, un autre champ, dont la pente grimpait vers Jdanivka. Ă droite, une lĂ©gĂšre montĂ©e, dont la crĂȘte fermait lâhorizon, presque Ă portĂ©e de main. PassĂ© lâhorizon, des champs sâĂ©tendaient sur environ cinq kilomĂštres jusquâau hameau du LiĂšvre. Ce hameau Ă©tait dĂ©jĂ en « RĂ©publique populaire de Donetsk » mais il semblait dĂ©sertĂ©. Il comptait cinq ou six maisons, pas davantage. Peut-ĂȘtre Ă©tait-ce la raison pour laquelle SvetloĂŻĂ© continuait Ă vivre sa vie comme avant la guerre, ou presque. Il nây avait Ă proximitĂ© ni sĂ©paratistes ni armĂ©e ukrainienne. Câest pourquoi personne nâĂ©tait parti, Ă quelques exceptions prĂšs. Quelques hommes avaient rejoint les milices de Donetsk pour combattre contre lâUkraine. Deux autres â le chef de la police et le directeur de lâĂ©cole â sâĂ©taient enrĂŽlĂ©s au contraire dans lâarmĂ©e ukrainienne. Sans doute avaient-ils eu peur quâon ne vĂźnt une nuit les Ă©gorger parce quâils faisaient figure dâautoritĂ©s locales. Ă prĂ©sent, il nây avait plus lĂ -bas dâautoritĂ©s, mais le calme rĂ©gnait. Certes il y rĂ©gnait dĂ©jĂ avant, preuve que les autoritĂ©s nây Ă©taient pour rien. Quâelles soient lĂ ou non, câĂ©tait du pareil au mĂȘme. Les gens simplement Ă©taient paisibles, plus concentrĂ©s sur eux-mĂȘmes et sur leur foyer que sur la politique.
« Vous vivez bien, se força-t-il Ă dire. Chez nous, ça fait trois ans quâon nâa plus de courant.
â Quoi, on vous lâa toujours pas rĂ©tabli ? sâexclama la vieille dame en levant les mains au ciel â des mains minuscules.
â Non, confirma SergueĂŻtch avec un soupir. Ils ont dit que ça nâen valait pas la peine. On nâest plus que deux lĂ -bas. Et en plus, on vit dans des rues diffĂ©rentes. Si au moins nous revenait une dizaine dâhabitantsâŠ
â Mais vous ĂȘtes Ă deux pas des canons ! Nous, on est Ă huit bons kilomĂštres des Russes et Ă cinq Ă peu prĂšs des Ukrainiens. Autant dire au mitan. Alors que lĂ -bas, plus loin, vers Gnoutovka, oĂč que notre terre redevient grise, ils sont quasi collĂ©s les uns aux autres. Pas un jour quâon nây entende des bang et des bang !
â Nous ne sommes pas si proches que ça, nous non plus ! protesta SergueĂŻtch. En trois ans, seule lâĂ©glise a Ă©tĂ© touchĂ©e. Bon, et puis aussi une ou deux fermes, les bureaux du kolkhoze. Mais les maisons sont presque toutes intactes. Les baptistes viennent parfois apporter du ravitaillement. Dommage quâon ne puisse pas toucher sa retraite par leur intermĂ©diaire ! Je nâai plus un flĂšche⊠Cela dit, quâest-ce que jâen ferais si on me la versait ? Je nâen sais fichtre rien ! Et chez vous, oĂč ça en est cĂŽtĂ© pensions ?
â Chez nous, ça va, rĂ©pondit Nastia. Stepa, le fils Ă la factrice, celui quâa une jambe plus courte que lâautre, il a un bon copain Ă Toretsk. Il passe prendre nos cartes avec leur code, et les remet Ă son ami. Lâautre sâen sert pour tirer lâargent au distributeur, Ă la ville, puis chacun rĂ©cupĂšre sa pension et sa carte dans une enveloppe cachetĂ©e. Bon, pas toute la somme, bien sĂ»r, câest du travail, nâest-ce pas, ça se paie.
« De quoi ils causent ? demanda-t-il Ă la maĂźtresse de maison en dĂ©signant le tĂ©lĂ©viseur dâun hochement de tĂȘte.
â Câest Moscou ! Ils dĂ©battent de lâUkraine ! rĂ©pondit-elle avec calme. (âŠ)
Tous deux sâinstallĂšrent devant le poste de tĂ©lĂ©. Ă lâĂ©cran, trois hommes en cravate Ă©taient assis autour dâune table.
« Mais pourquoi ne sâest-elle pas encore effondrĂ©e ? demanda lâun des hommes-troncs aux deux autres.
â Câest quâĂ prĂ©sent lâAmĂ©rique et lâEurope la soutiennent Ă bout de bras. Ils confisquent lâargent de leurs mendiants et de leurs nĂ©cessiteux pour le donner aux Ukrainiens ! entreprit dâexpliquer lâun dâeux. Mais quand leurs mendiants et leurs nĂ©cessiteux comprendront ce qui se passe, ce sont eux qui, en AmĂ©rique et en Europe, fomenteront des MaĂŻdan contre leurs politiciens !
â Eh bien lĂ , je ne suis pas dâaccord avec vous, intervint le troisiĂšme homme-tronc. Tout nâest pas aussi simple en ce qui concerne les gouvernements dâAmĂ©rique et dâEurope. Pour eux, lâUkraine nâest quâun instrument. Lâinstrument avec lequel ils veulent rayer la Russie de la carte politique du monde. »
« Tu comprends ce quâils disent ? demanda SergueĂŻtch en dĂ©tachant son regard du poste pour sâadresser Ă Nastia.
â Peut-ĂȘtre pas tout, mais je comprends, oui ! Câest la tĂ©lĂ©vision russe, câest pas les autres de Kiev !
â Câest Moscou ! Ils dĂ©battent de lâUkraine ! rĂ©pondit-elle avec calme. (âŠ)
Tous deux sâinstallĂšrent devant le poste de tĂ©lĂ©. Ă lâĂ©cran, trois hommes en cravate Ă©taient assis autour dâune table.
« Mais pourquoi ne sâest-elle pas encore effondrĂ©e ? demanda lâun des hommes-troncs aux deux autres.
â Câest quâĂ prĂ©sent lâAmĂ©rique et lâEurope la soutiennent Ă bout de bras. Ils confisquent lâargent de leurs mendiants et de leurs nĂ©cessiteux pour le donner aux Ukrainiens ! entreprit dâexpliquer lâun dâeux. Mais quand leurs mendiants et leurs nĂ©cessiteux comprendront ce qui se passe, ce sont eux qui, en AmĂ©rique et en Europe, fomenteront des MaĂŻdan contre leurs politiciens !
â Eh bien lĂ , je ne suis pas dâaccord avec vous, intervint le troisiĂšme homme-tronc. Tout nâest pas aussi simple en ce qui concerne les gouvernements dâAmĂ©rique et dâEurope. Pour eux, lâUkraine nâest quâun instrument. Lâinstrument avec lequel ils veulent rayer la Russie de la carte politique du monde. »
« Tu comprends ce quâils disent ? demanda SergueĂŻtch en dĂ©tachant son regard du poste pour sâadresser Ă Nastia.
â Peut-ĂȘtre pas tout, mais je comprends, oui ! Câest la tĂ©lĂ©vision russe, câest pas les autres de Kiev !
Ce fut par hasard que SergueĂŻtch sâaperçut quâil neigeait. Avant de remonter son rĂ©veil pour la nuit et de souffler la bougie, il se colla Ă la fenĂȘtre et eut lâimpression que lâobscuritĂ© du dehors sâanimait. Dâordinaire les tĂ©nĂšbres sont muettes, or lĂ il entendait comme un bruit de conversation Ă©loignĂ©e, Ă©touffĂ© par les vitres. Il comprit bien sĂ»r que câĂ©tait le murmure de la neige, les flocons qui, tombant dans lâombre Ă©paisse, se frottaient lâun contre lâautre.
Tout ce qui autrefois Ă©tait soviĂ©tique est devenu russe, expliquait Vladilen Ă Pachka, dâune voix un peu pĂąteuse, mais sans cesser dâobserver du coin de lâĆil le maĂźtre de maison. Et ce qui nâest pas devenu russe, ça le deviendra plus tard. Tout, toujours, revient Ă sa source, Ă son point de dĂ©partâŠ
â Vos Tatars, lĂ , on va les expulser, dĂ©clara la vendeuse, changeant brusquement de sujet. Ils nous aiment pas.
â Comment ça ? Tenez, moi ils mâaident.
â Mais vous, câest pas nous. Nous, nous sommes russes, et notre gouvernement russe, ils le respectent pas. On va sĂ»rement les forcer Ă retourner dans leurs ouzbekistans. Ils auraient mieux fait dây rester bien tranquilles plutĂŽt que de revenir iciâŠ
â Mais câest leur terre, objecta timidement SergueĂŻtch.
â Leur terre ? Câest la meilleure ! sâindigna la femme benoĂźtement. Elle est russe et chrĂ©tienne, et ça depuis la nuit des temps ! Bien avant les Tatars, les Russes ont apportĂ© de Turquie le christianisme ici. Ă ChersonĂšse. Il nây avait alors aucun musulman. Ce sont les Turcs qui plus tard les ont envoyĂ©s en mĂȘme temps que lâislam. Poutine, quand il est venu, a racontĂ© lui-mĂȘme tout ça : ici, on est en sainte terre russe.
â Bon, moi, je ne connais pas lâhistoire. Les choses peuvent sâĂȘtre passĂ©es de mille façons.
â Les choses se sont passĂ©es comme Poutine lâa dit, insista la vendeuse. Poutine ne me ment pas.
Egalement sur ce blog Ă propos de l'Ukraine :
de BenoĂźt VITKINE
Je viens de terminer ce livre. Ce n'est pas un coup de coeur pour moi mĂȘme si je l'ai apprĂ©ciĂ© dans l'ensemble. Une belle Ă©criture ! J'ai aimĂ© le personnage principal et sa sensibilitĂ©.
RĂ©pondreSupprimerJe le lisais pour en apprendre plus sur ce conflit dans cette rĂ©gion du monde, mais la guerre, mĂȘme si elle est omniprĂ©sente dans le rĂ©cit, est un peu au second plan.
J'ai trouvé ça trÚs long. J'ai mis une semaine pour lire ce bouquin ce qui ne m'arrive jamais.
Je vais maintenant m'intéresser à Benoit Vitkine.
En effet, la guerre n'est envisagée dans ce livre que par son impact sur le quotidien de gens ordinaires.
SupprimerC'est aussi un peu le cas de Donbass de BenoĂźt Vitkine.
Quand aux Loups du mĂȘme auteur, on n'y comprend que le pouvoir en Russie et en Ukraine n'est bĂąti que sur le rapport de force. TrĂšs Ă©clairant Ă propos du conflit actuel, mĂȘme si on n'en parle pas du tout.